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L'île de Ouessant

 27/01/2014
Entourée de brume, de récifs et de courants violents, Ouessant veille au ponant du continent européen.

L’île la plus éloignée, la plus haute ...

 

Sur une carte, elle n’apparaît pas si lointaine ...

A 20 km à peine de la côte. En naviguant près de cette terre longue de 8 km et large au plus de 4 km, le navigateur phocéen Pythéas la nomme déjà « Ouxisame », en l’an 300 av. J-C., « l’île la plus éloignée, la plus haute ».« Qui voit Ouessant voit son sang », prédit un dicton de terre-neuvas. Lorsque les vents de suroît dépassent, une fois par an au moins 



180km/h, Ouessant devient " l’île de l’épouvante ", "le jardin des tempêtes " où l’homme se retrouve face aux éléments et à sa vraie nature.

La morphologie de l’île présente trois bandes parallèles qui reflètent les grandes lignes de la géologie. Au nord et au sud, deux barres allongées de granite dominent une zone médiane schisteuse, dans laquelle l’érosion différentielle a évidé une dépression. Cette partie centrale correspond aux deux principales baies de l’île :

- baie du Stiff à l’est, encadrée par les pointes de Kadoran et de Penarland, 
- baie de Lampaul à l’ouest, encadrée par les pointes de Pern et de Feuntenvelen qui dessinent une sorte de pince de homard ouverte en direction du suroît et précédée de chaussées rocheuses responsables des plus spectaculaires naufrages.

Coupe à travers la partie nord de l'île


Le climat tempéré par l’influence maritime est ici d’une douceur et d’une égalité remarquables. Ouessant a la plus faible amplitude thermique de France : 8°5 (moyenne de janvier : 9° ; moyenne d’août : 17°5).

Les précipitations y sont moins abondantes que sur le continent : 684 mm par an, avec un léger maximum en hiver. Les coups de gelée y sont rares (6 jours en 13 ans entre 1959 et 1971), la neige vraiment exceptionnelle.

La brume est présente en moyenne 80 à 85 jours par an (visibilité inférieure à 4 km), dont 45 à 50 jours de brouillard (visibilité inférieure à 1 km), avec un maximum pendant les trois mois d’été (chiffres du sémaphore du Créac’h, années 1980 à 1984).

Les vents soufflent toute l’année avec une dominante d’ouest : le Kornog(ouest) est un vent souvent violent, le Mervent (suroît), accompagné d’une pluie tiède, amène "boucaille " et crachin, tandis que le Gwarlarn (noroît), plus froid, souffle sous forme de bourrasques glacées et d’averses de grêle au printemps. Les vents du sud sont plus rares.

Les plus grosses tempêtes ont lieu en février (en moyenne 21 jours par an, force 9 et plus sur l’échelle de Beaufort). Des " coups de tabac ", avec des pointes de 180 km/h ont plusieurs fois été enregistrés au sémaphore du Créac’h. L’île a été sinistrée en 1930 et 1960.

Du point de vue géologique, l’île d’Ouessant est un prolongement du plateau du Léon, dont elle présente les mêmes directions structurales : E. - N.E. /W.- S.W. (ce qui explique le dessin général de la côte).

Dernier fragment occidental de la pénéplaine armoricaine, elle est séparée du continent par la profonde faille du Fromveur. Constituée de roches de l’ère primaire, granite et micaschiste essentiellement, cette table ancienne s’abaisse régulièrement du nord-est, où se trouve le point culminant de l’île, à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer (non loin du phare du Stiff), jusqu’au sud-ouest où l’altitude n’est plus que de 12 à 20 mètres.

Ouessant est une vraie île. Elle se trouvait déjà en situation insulaire, il y a 12 000 ans, à la fin de l’ère glaciaire.



Nous approchons du cœur de l'hiver et pourtant depuis plusieurs semaines c'est un temps printanier qui règne sur le domaine des Lutins. Il y a bien longtemps qu'il a gelé. Ce n'est pas même le cas la nuit et les journées quotidiennement ensoleillées affichent 17 degrés et alentours.

La nature ne s'y trompe pas. Pas mal de migrateurs à plumes sont demeurés sur des quartiers plus nordiques. Depuis quinze jours de nombreux oiseaux d'espèces locales chantent régulièrement. Même une "scandinave" grive mauvis en hivernage s'est laissée aller à quelques humeurs lyriques, alors que divers pics tambourinent ici et là. Quelques papillons s'autorisent régulièrement de petites sorties aux heures les plus chaudes et le lézard des murailles quelques séances de bronzage.

Insolite et impressionnant tout cela, tout comme les pieds de violettes qui osent fleurir en cette mi-janvier!



Et les Lutins dans tout cela, ils savourent. Toujours pas de consommation de foin.... c'est pour dire. D'ailleurs un regain de type de fin d'hiver pousse et verdit en une période bien inhabituelle assurément.
 merci aux charmente Ouessantines
rencontées lors de notre séjour
passé mes 42 ans et 24mois.

 

Je vous encourage à commenter notre site une fois la visite terminée.

séverine & coco




 

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